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Histoire de la médecine arabe : exposé complet des traductions du grec ; Les sciences en Orient, leur transmission en Occident par les traductions latines. Tome 1

Leclerc Lucien (médecin major de 1ère classe)
publié en 1876

Publiée à Paris en 1876, l’Histoire de la médecine arabe, tome premier, de Lucien Leclerc étudie le développement de la médecine dans le monde musulman et la transmission des connaissances médicales de l’Antiquité à l’Occident médiéval. L’auteur s’intéresse particulièrement aux sources grecques, syriaques, persanes et indiennes, ainsi qu’au rôle des traductions arabes dans la conservation et la diffusion des textes scientifiques. L’ouvrage s’appuie sur un vaste ensemble de manuscrits, de bibliographies et de témoignages d’auteurs arabes et européens.

Leclerc décrit d’abord les conditions dans lesquelles les sciences grecques furent introduites dans les territoires musulmans. Les œuvres d’Hippocrate, de Galien, de Dioscoride et d’autres auteurs antiques furent traduites, souvent par l’intermédiaire du syriaque, puis commentées et adaptées. Bagdad occupe une place centrale dans ce processus, notamment sous les Abbassides, avec des savants, des traducteurs et des institutions favorisant la constitution de bibliothèques et la circulation des ouvrages. Des médecins chrétiens de langue syriaque jouent un rôle important dans ces entreprises de traduction.

L’auteur présente ensuite les principaux médecins et encyclopédistes de la médecine arabe, parmi lesquels Razès, Aboulcassis, Avicenne et Averroès. Il examine leurs ouvrages, leurs sources, leurs commentaires des autorités anciennes et leur influence sur l’enseignement médical. Une attention particulière est accordée à la transmission des textes vers l’Occident latin, notamment par l’Espagne et les centres de traduction. Avicenne et son Canon, par exemple, occupent une place importante dans cette transmission.

L’ouvrage est donc conçu comme une histoire érudite des textes, des auteurs et des traductions, mettant en évidence la continuité entre les savoirs antiques, leur développement dans le monde musulman et leur réception dans l’Europe médiévale. Il reflète toutefois les méthodes, les connaissances disponibles et les catégories historiographiques de la seconde moitié du XIXe siècle.